PHYTEMBRYOTHERAPIE

De l'intérêt des cellules végétales indifférenciées

 

 

  La pharmacopée végétale a coutume de citer Hildegarde de Bingen qui, au XIIème siècle, créa la "pommade" : baume à base de bourgeons, jus et sève de pommier, additionné d'huile d'olive.

 

Depuis, l’intérêt pour les bourgeons et radicelles est toujours d’actualité. L’idée de leur emploi réside dans la notion de totum et de puissance énergétique régénérante. Ainsi, le bourgeon ou totum d’un arbre contient dans les cellules embryonnaires indifférenciées de son méristème* toutes les informations génétiques dont il a besoin pour croître et s’épanouir entre ciel et terre. Le méristème présente la même forme vibratoire que l’eau et s’adapte en fonction de l’environnement. Après chaque bourgeon formé, l’arbre entame un nouveau cycle de vie. Il se déploie et se régénère.

 

A terme, la graine renferme la mémoire de toutes ces informations. Mise en terre, cette graine alimentée en eau et en nutriments humiques, s’éveillera et le végétal ancré et attiré vers le ciel, condensera les informations dans son bourgeon, poste central mémoriel de sa lignée ; empreint de l’ère à laquelle son premier ancêtre est apparu (secondaire, tertiaire, quaternaire) et lié au terrain sur lequel il vit, en fonction de la rhizosphère à laquelle il s’associe pour communiquer.

 

Extraction

Gorgé de valeurs biologiques potentielles, le bourgeon offre ses vertus thérapeutiques selon la délicatesse avec laquelle il est traité.

 

En 1959, le Docteur Pol Henry initia la Phytembryothérapie, en formulant une méthode de macération à partir de trois solvants (eau, alcool, glycérine), méthode respectueuse du vivant puisque les bourgeons continuent de croître une fois cueillis et mis à macérer en cuve durant trois semaines.

 

Les Docteurs Guéniot et Ledoux ont poursuivi l’expérimentation ainsi que l’exploration des aspects clinique et spirituel. Les « macérâts-concentrés » renferment la totalité de l’expression de la macération (a contrario de la gemmothérapie pour laquelle les bourgeons ne macèrent que dans l’alcool et la glycérine/macérâts glycérinés 1D = dilués dix fois).

 

La prise de quelques gouttes par jour d’un « macérât-concentré » dynamise l’être humain en agissant sur son métabolisme, son physique et son mental.

 

Il existe actuellement 53 bourgeons expérimentés. Ceux issus des arbres ou de poacées étant apparus lors de jonction ou de transition d’ère, sont fondamentaux : cèdre du Liban, pommier commun, houx, platane, saule blanc, hêtre, mélèze ainsi que seigle (radicelles de plantes jeunes) et maïs (radicelles de plantes matures).

 

* Méristème : ensemble de cellules souches végétales, identiques à celles de la moelle osseuse ou du cordon ombilical chez l’être humain.

 

 

L’eau, le mouvement, les bourgeons

De la conception à la vie mature, l’être humain intègre des mouvements et des réflexes archaïques par ordre d’apparition. Ils ont d’abord une fonction de survie et d’adaptation puis s’enrichissant les uns à la suite des autres, ils ne sont jamais supprimés mais intégrés. La théorie voudrait qu’ils soient contrôlés par le cortex, siège des apprentissages, lorsqu’ils sont complètement développés et que l’évolution physique, émotionnelle et mentale se déroule de façon optimum.

 

Cela étant, il n’est pas rare de constater l’activation ou la persistance de réflexes non intégrés (tics, comportement inadéquat, blocages nerveux…), ce qui perturbe l’apprentissage, le comportement et la physiologie.

 

Comme le méristème, la mémoire cellulaire de chacun est empreinte de la qualité de sa gestation, de sa naissance, de l’histoire de sa lignée et de la qualité de la pulsion de vie qui l’anime, vouée à s’expanser.

 

De là - le mouvement étant le premier langage - l’intégration des mouvements et réflexes archaïques est différente pour chacun d’entre nous. En travaillant sur l’intégration des ressources personnelles avec le test musculaire utilisé en kinésiologie, il est possible de détecter quels mouvements ou réflexes sont à activer (s’ils ne l’ont jamais été) et/ou à intégrer correctement (s’ils sont encore partiellement ou totalement actifs). Conjointement, l’apport d’un « macérât-concentré » de bourgeon(s) soutient l’évolution de l’être humain, cet « aquatique terrien » qui, plus il perd d’eau, plus il se structure.

 

Notons que l’agencement moléculaire de l’eau (voir PDF en bas de page) a ceci de particulier qu’il permet – selon sa fonction – de recevoir, émettre ou stocker des informations.

 

Dans le règne végétal et par ordre d’apparition également, les arbres sont apparus à l’ère secondaire. Durant l’ère primaire que l’on pourrait grossièrement comparer à la gestation humaine, les algues et les lichens furent à l’origine des sphaignes, mousses, fougères, prêles et lycopodes. Ce n’est qu’au début de l’ère secondaire qu’un arbre pleinement et puissamment verticalisé, vivant en symbiose avec une algue verte dans ses feuilles, apparut : le gingko biloba, arbre de longévité. Au fur et à mesure que les ères se sont succédées (avec leurs période de jonction et de transition), les arbres se sont différenciés, se sont enrichis de fleurs.

 

Les bourgeons des conifères (ère secondaire) sont les moins différenciés donc les plus à même d’accompagner la verticalisation de l’être humain (jeunesse) avec le passage des grands stades hormonaux, la mise en mouvement, le jeu des articulations et la captation maximum de la lumière ; ainsi que de soutenir l’incarnation, la vigilance, la résistance et la confiance en soi.

 

Les bourgeons des arbres de l’ère quaternaire sont plus spécifiques aux terrains scléreux (maturité, vieillesse) et à l’immunité déficiente de l’être humain avec son lot d’intolérance, d’orgueil et de pensées polluantes.

 

Agencement moléculaire de l'eau.pdf
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Colère à l'oeuvre

essai, 606 pages

Editions Geuthner

www.geuthner.com

52€

ISBN 978-2-7053-3920-3

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© Catherine Breant