Coeur 

 

 

Le terme akkadien "libbu" désigna le cœur, siège de l’amour, de la joie, de la tristesse ; ainsi que des opérations intellectuelles et de la postérité.

 

« […] le cœur est le centre de toute la psychologie des Sémites. On verra que le travail du cerveau est totalement ignoré, même lorsqu’il s’agit des opérations dont il est l’organe essentiel ». « Le cœur, organe central et mystérieux de la vie, est devenu, chez les Sémites, le siège et le principe de toutes les affections et de tous les mouvements de l’âme »*.

L’emploi métaphorique des noms de parties du corps en hébreu et en akkadien Édouard Dhorme, Geuthner - 1963.

Le langage de la rue qui fait dire à un garçon qu’il « calcule » cette fille mieux qu’une autre, rejoint ce que les antiques supputaient lorsqu’ils employaient le terme sumérien LIBIŠ qui désigna colère ; courage ; cœur ; centre ; famille ; race pure ou le terme akkadien LIBBU cœur. À l’époque,  « calculer » était une fonction du cœur, c’est-à-dire qu’elle permettait d’évaluer, d’apprécier, de ressentir l’autre et d’analyser le potentiel à partager ensemble. Siège des opérations intellectuelles, le cœur « calculait » ce qui avait du sens dans sa relation à l’autre et au monde en général. Le thymus, organe clé du système immunitaire, équivaut à notre cœur électromagnétique et reçoit les informations avant le cerveau. Il correspond ainsi à la touche ON de la fonction CALCUL du cœur.

 

Au centre de toute relation, la race pure du cœur est bien celle de l’amour inconditionnel qui facilite le courage, annihile la colère et dispense la notion d’appartenance à une famille qu’elle soit isolée ou vaste. En ce sens, calculer c’est aimer.

Par sa décomposition en sumérien, LIBBU renforce l’idée métaphorique que, du cœur, part ou arrive le rayonnement profond de soi vers l’extérieur, ou celui de l’autre vers soi :

 

LÍ-IB-BU4 « mesure exacte de l’angle de la lumière ».