ELAN  VITAL  Á  PROMOUVOIR

 

 

 

La responsabilité d’être en bonne santé étant enfin une évidence grand public, nos sidérations covidiennes et nos considérations[1] variées nous intiment d’assumer instamment les effets rebonds planétaires de nos comportements : ne plus imposer nos humanités aux autres règnes mais interagir avec, les accueillir et les soutenir comme eux le font pour nous depuis toujours. 

 

L’ère industrielle impacte tous les continents et régurgite ses déchets, stigmates d’obsolescence programmée qui crèvent autant les yeux (6ème continent, OFNI) qu’ils étouffent les consciences (pauvreté, insécurité, urgence climatique). Cette ère saturée pousse les masses populaires à repenser la « Nature » : de l’aquaponie aztèque  revisitée au bain de forêt japonais, de multiples pratiques permettent aux nouveaux adhérents d’un « mieux-vivre ensemble » de se relier à d’autres êtres vivants qu’à eux-mêmes ou qu’à leurs congénères.

 

Aux présences silencieuses que pourraient être les végétaux, les minéraux, les animaux et les mycètes, l’être humain y ajoute ses objets, éludant souvent qu’ils matérialisent l’aboutissement de pensées condensées (souvent ramifiées à d’autres) en une énergie stable, souvent utile. Les robots – ou I.A – ne nous diront pas le contraire.

 

Continuons de promouvoir et de magnifier nos immenses capacités de ressources et d’interactions fastes sur ce corps-planète errant qu’est la Terre ; à l’image de nos propres corps-calice en mutation et de nos intellects questionnant le principe de recyclage. 

 

 

 

[1] Étymologiquement, considérer signifie « avec [con] les étoiles [sidus, sideris] » ; autrement dit « contempler les astres » et par extrapolation « regarder plus loin que le bout de son nez, écouter les vibration du monde autour de soi, être en résonance ».

 

 

 

 

Colère à l'oeuvre

essai, 606 pages

Editions Geuthner

www.geuthner.com

52€

ISBN 978-2-7053-3920-3