DE MASQUE NU

 

Quand nos expressions automatiques disparaissent longtemps derrière un masque, notre personnalité s'étiole, notre identité se confond.

 

    [1]By pass & mask, visages marouflés,

absorption d'oxygène diminuée,

vive la vie car des vies sont sauvées.

 

 

 

Selon l’actualité de l’environnement qui le modèle, la fluidité de mouvement et la plasticité cérébrale confèrent à son hôte des capacités d’évolution ou d’involution. 2019, 2020, 2021… A mère masquée, bébé masqué, ADN modifié ! 

 

Les pratiques langagières se sont improvisées derrière des articulations aléatoires et des timidités ou vindictes sonores au détriment des tout-jeunes (apprentis sages), des tout-vieux (sages apprentis), du tout-venant (comme les animaux domestiques dont on se demande s’ils sont sensibles à l’absence d’expression visible de leurs maîtres). Selon les cas, l’exagération ou l’amollissement des légos du verbe s’est installée, perdure.

 

Masquée, la zone du milieu du visage se nomme – sans ironie – « masque du visage ». Elle délimite quasiment toutes les expressions automatiques[2] dont structure et fonction définissent l’expression verbale ET non-verbale. Ces marqueurs de notre rapport au monde alimentent nos premières impressions de l’autre (que l’on ressent sympathique ou antipathique ; réservé ou épanché ; accessible par confrontation ou par oblitération, etc). Grands témoins de la morphopsychologie, ces expressions illustrent ainsi le comportement neuro-émotionnel par rapport à une apparence physique (Traits de Structure/Fonction testés et explorés en ce sens lors de séances thérapeutiques).

 

En kinésiologie comme en massage, le toucher et les visages découverts permettent de communiquer pleinement avec la réalité du moment. La zoom-care et autre pis-aller sont dédiés à d’autres pratiques. 

 

 

 

À petit pamphlèt[3]

 

Quelle importance donner à l’expression du mouvement (kinesio) et à son étude (-logie), au regard d’une civilisation ou toute personne est aujourd’hui promue à devenir uniforme, mondiale, vendue progressiste et solidaire ; tant dans sa culture, sa région ou sa langue que dans sa consommation de produits et de pratiques sanitaires ainsi que dans ses références, quelles qu’elles soient et de moins en moins variées ?

 

Quelle part d’intérêt privée l’étude individuelle des mouvements et des traits d’expression (morphopsychologie) suscite-t-elle encore dans les populations ? 

 

De masque nu, chacun.e étant une unité amendable, panse sa sensibilité au monde extérieur et se conforme donc depuis l’épopée Covid à l’idée d’une vie mortifère extérieure qui nous assaillirait dans l’invisible de notre physiologie jusqu’à une date indéterminée, vêtue du voile errant de la pensée de certains qui se gargarisent d’un « quand on devra ôter les masques, ils vont nous manquer ! [4]».

 

De sa conception à son incarnation qui mature, l’être humain se développe et se révèle depuis un agglomérat de cellules indifférenciées vers d’autres très différenciées. Son comportement, son aspect, son charisme, ses capacités intellectuelles, physiques et émotionnelles reflètent ce parcours de différenciation qui font de lui un être sinon parfait mais plutôt abouti et unique. Sa gestuelle et sa posture donnent à lire des limites, des potentiels. Etudier l’être humain en mouvement et l’accompagner dans l’exploration de ses valeurs poursuit la différenciation dans laquelle il s’engage s’il souhaite sortir d’une programmation installée par défaut. 

 

L’environnement étant un facteur très impactant sur l’ADN, cet homme ou cette femme d’aujourd’hui, qui se doit de suivre le mouv n’ mask, rencontre peu d’opportunités d’évolution s’il s’inscrit dans une pro-gression qui dans les faits devient une dé-gression. L’affadissement de l’identité rôde et celui de nos intentions, peut-être aussi. Ce qui nous structure (ossature, organisation sociale…) et les diverses fonctions qui alimentent nos actions se lissent désormais au gré d’injonctions déflagratoires et quasi robotiques d’un « en haut », devant lequel toute demande dérogatoire est étudiée au cas par cas et en faveur d’une rentabilité préconçue, sans bon sens certain. Que faire ? Rouvrir les sanatorium et y stocker les moins immunisés ? Vacciner nos effets personnels en plus de nos organes ?

 

Entretenir une pratique thérapeutique, promouvant la responsabilité d’être en bonne santé pour bénéficier de ses valeurs, de ses découvertes et de son libre arbitre, met précisément l’accent sur les accords possibles entre nous tous selon le contexte, l’art d’être présent.e , masqué.e ou non ; vacciné.e ou non ; si toutefois le choix de vivre est établi (exister et être présent ne relevant ainsi pas de la même implication).

 

Une large médiatisation béeffémisée dédiée fleurit depuis mars 2020 pour étayer la responsabilité d’être sain pour être valable versus l’irresponsabilité de penser par soi-même ; en expansant la notion de développement personnel (devenue passe-partout) et de veille sanitaire obligatoire. La bonne citoyenneté étend sa valeur-de-citer à celle d’être-salubre selon des normes laborantines interchangeables. Nous sommes loin de Rome et de son aura de citoyenneté. Rome, petite ville longtemps marécageuse pleine de miasmes[5] du temps de Caracalla, lorsqu'en 212 il décida qu'être citoyen romain était accessible à tout.e habitant.e de l'empire, quel que soit le distanciel observé entre il/elle et Rome.

 

Dans l’absolu, être responsable de sa santé passe entre autre par la suppression de béquilles addictives (médicaments, remèdes, manies, croyances…) et à terme, de thérapeutes ; pour devenir libre d’arbitrer son existence dans un corps opérationnel. La meilleure façon d’y parvenir est probablement de viser le chemin à parcourir au lieu du résultat objectivé ou du temps imparti ; apprendre à se connaître et rayonner de sa présence, explorer différentes manières de se comporter en fonction de différentes formes d’intelligence et partager au monde… plutôt que de copier le monde. Se (re)mettre en cause et non s’imposer en conséquence. Oser l’inconnu. Oser être soi, cet.te inconnu.e !

 

Créature aux mémoires génétiques multiples et aux histoires millénaires, « l’homme moderne » est devenu ce créatif doté d’un cerveau aux vestiges reptiliens vieux de millions d’années, qui peine à sinuer dans un dédale obscur (voir NBP n° 4). Mêlées aux miasmes environnants et à la qualité immune de chacun.e, des interpénétrations électromagnétiques existent naturellement entre non seulement tous les êtres humains (on y prête insuffisamment attention), mais aussi tous les êtres vivants, grâce auquel des mémoires, des sensations ou des émotions peuvent se manifester. Émergences et déclins en sont imprégnés.

 

Fort de moult aptitudes, cette créature créative et puissante porte en son cœur une capacité qu’elle nie, qu’elle oublie souvent, dont elle doute ou dont elle a peur : celle de pouvoir agir sur sa propre magnétosphère (et donc sur celle des autres - Extrait STOCKAGE DE MEMOIRES) en fonction de ses choix alimentaires (dont apports de minéraux pour des connexions cérébrales efficaces), de ses intentions et de ses émotions (fluidité ou blocages). 

 

L’être humain est encore un avant-coureur qui s’ignore. A trop souvent demander l’autorisation pour désherber son palier et vivre avec ses morts, il rivalise avec le premier produit de consommation d’aujourd’hui : le déchet. « L’En haut » ne sait plus que faire ni quoi dire à ses ouailles pour que les vilains miasmes ne touchent que les plus pauvres. A moins qu’une élite arthritique s’effraye au moindre bruissement d’haleine de ceux « d’En bas » parce que son système immunitaire est défaillant. Auquel cas s’immuniser en toute impunité relèverait de la suppression sur spectre large (comme le font déjà dangereusement et à tout-va,  les antibiotiques sur le système digestif). Fantaisie ? Observons donc ce qui se passe en cette fin d'année 2021, pour une plus grande prise de conscience sur la marche militaire du monde et de ses acteurs, doigts sur la couture.

 

 

… grand manifeste[6]

 

Le « masque du visage », soit l’Aire de l’expression automatique, est défini par quatorze traits de structure corrélée à une fonction, que l’une ou l’autre soit innée ou acquise. En effet, au fil de sa croissance et de sa maturité, l’être humain est capable de modifier ou de développer des fonctions selon la structure de base dont il est fait : il peut développer ou inhiber le fonctionnement de muscles (qui a une incidence sur la structure osseuse).

Si une personne est spontanément structurée avec, par exemple, de larges mâchoires - trait qui caractérise l’apparence d’autorité – la fonction de cette apparence n’est pas forcément assumée si elle est refusée de manière réflexe. En ce cas, soit la personne : 

 

  • inhibe la fonction (face à une situation menaçante, soit elle ne se sent pas la force de lutter, soit elle se sent perdue et effrayée) ; 

ou

  • réagit (face à une situation menaçante, soit elle fonce bien que stressée, soit elle ne peut pas faire face, croyant que les autres attendent trop d’elle) ;

ou 

  • n’a pas conscience de sa structure et de la fonction d’assurance, utile, qu’elle pourrait explorer, manifester. 

 

Voilà qui montre toute la complexité de nos  capacités ! La plupart du temps, nos relations sont basées sur ce que notre inconscient et nos connaissances de nous-mêmes lisent au travers l’expression de l’autre. Nous interprétons un trait de l’autre selon des filtres très personnels et ce n’est pas le port d’un masque qui en facilite la lecture.

 

Outre l’apparence d’autorité, le style verbal – spontané – est indétectable derrière un masque et il est pourtant très important. Lorsque ce trait (lèvre supérieure) s’exprime derrière un masque, l’observateur ignore si :

  • son interlocuteur est concis par nature et qu’il privilégie l’expression non verbale ; 

ou

  • s’il est verbal par nature, ravi de s’exprimer. 

 

Tout aussi subtil à détecter, l’écoulement verbal spontané (lèvre inférieure) ne se devine pas :

- l’interlocuteur est réfléchi par nature et limite son expression ;

ou

- il est généreux d’expression par nature et cherche à le manifester avec tout son corps.

 

 

       Parmi les autres traits, l’apparence physique expose :

  • L’audace ou le « goût de l’aventure »
  • La confiance en soi instinctive
  • La pugnacité
  • La détermination
  • L’incrédulité
  • L’estime de soi

 

Allez zou, tous au bal, by pass masqués !

 

 


[[1]Echo au by-pass gastrique qui réduit grandement la taille de l’estomac et court-circuite l’intestion-grêle dont le rôle énergétique est d’assimiler non seulement des aliments mais aussi toutes les expériences vécues. Le port du masque empêche d'assimilier ce qui anime et structure le fonctionnement d'une personne observée.

[2] Par chance, il nous reste le froncement ou le haussement de sourcils et les rides en pattes d’oie ! 

3] Le pamphlet est un genre littéraire conçu sur un ton grave et portant à polémique.

[4] Réflexion entendue de la bouche d’une pharmacienne. Pour plus de profondeur sur la notion de masque, la notion de personne et de celle "qui parle au travers", se reporter à la sous-rubrique de "Motricité Primordiale" : Du reptilien à l'humain

[5] La malaria a longtemps été présente en Europe ; elle est répandue massivement dans les zones tropicales où sont situés des pays plutôt pauvres. C’est l’accès à l’hygiène et à la médecine de pays capitalistes riches qui a pu endiguer ce parasitisme en Occident.

[6] Le manifeste est un genre littéraire qui expose conceptions et actions.