MOBILE & IMMOBILE

 

Les sens enregistrent les mouvements  - stimulations électriques - dans un flux de temps qui avance (du présent vers le futur) et les traduisent en perceptions. Ce qui s’exprime par : je me sens comme ci ou comme ça, je ressens cela…

 

Si les sens peuvent enregistrer simultanément des mouvements dans un flux de temps qui avance ET dans un flux de temps qui recule (du présent vers le passé), aucun mouvement n’est apparent : le corps physique est dans un état d’équilibre, immobile.

 

Walter Russell le disait de la sorte :

 

Quand notre connaissance dépassera notre perception, nous ne serons plus trompés par les illusions de nos sens.

Un homme voyant un film en Technicolor pour la première fois et sans connaître de tels effets électriques penserait qu'il regarde des événements réels au travers d’une fenêtre, ignorant que c'est une illusion "créée" en projetant une lumière positive à travers des motifs négatifs. C'est tout ce que la création est : deux lumières projetées l'une sur l'autre pour simuler le mouvement, la forme et le changement.

Nos sens sont comme des passagers dans un train en mouvement rapide. Ils sentent des parties du paysage se précipiter vers l'avant, alors que, à leur sens, le paysage se précipite en arrière. Les sens interprètent ces effets comme de la matière en mouvement rapide qui est en train de changer rapidement. Un homme, voyant le même train depuis une montagne, sentirait ce même mouvement rapide et ce changement rapide comme immuable et immobile.

 

 

     Au fur et à mesure que l'homme se déploie de l'homme sensible à l'homme spirituel, il prend progressivement conscience du mouvement à double sens de tout effet ; ce double sens étant l'effet visible qui répond à ses sens et l'effet invisible qu'il sait mais ne sent pas.

 

     Peu à peu, le temps arrive dans son déroulement lorsque sa pleine conscience de la cause annule toute confiance dans la sensation. Il se lève alors au-dessus de ses sensations. Il connaît alors l'univers du mouvement pour ce qu'il est au lieu de ce qu'il semble être.

 

LE TEMPS & L'ESPACE

 

     La notion de temps est une vue de l’esprit, un concept, un acquis de croyance et non une valeur biologique innée. Au niveau du ressenti, le temps n’existe pas. Seules les associations de souvenirs avec une émotion et un engramme physique figent le ressenti sur une échelle de « temps », parce que celle-ci est intégrée à notre apprentissage dès le plus jeune âge ; et que la construction de notre monde réalisé avec l’équerre et le compas, est à l’image d’un monde cosmique où le cercle (ceinture zodiacale - genèse de polarités) représente le tout ; et le carré (points de conjonction - point de rencontre des polarités) représente des repères (temps chronologique terrestre - parcours physico-chimique / Tableau Périodique des Eléments Chimiques de Mendeleïev). De même que le cube dans la sphère symbolise les différentes projections mentales ou plans, qui s’inscrivent dans l’espace. 

 

Le corps humain est une interface CONSCIENCE-MATIERE, un carrefour multiple d'énergies électriques et magnétiques qui s'assemblent. Subtils et profonds, des points de connexion expriment notre densité : notre structure osseuse, notre moelle et notre sang, nos organes, nos tissus, nos systèmes, etc. Dans le corps qui semble plein, ces multiples points de connexions électromagnétiques interagissent parmi le vide, l'espace. Le corps physique est ainsi davantage constitué de vide que de plein. Micro-élément de l'univers, il reflète l'immensité cosmique et ses possibles jonctions comme un champ unifié où protons, atomes et cellules s'organisent en cohérence (points de connexion) et optimisent jusqu'à une mort organisée, la faculté de s'équilibrer dans le déséquilibre.

Colère à l'oeuvre

essai, 606 pages

Editions Geuthner

www.geuthner.com

52€

ISBN 978-2-7053-3920-3