DU  REPTILIEN  A  L'HUMAIN

 

Note au lecteur : le texte qui suit comporte des extraits de Colère à l’œuvre (Avant-Propos). Ces extraits sont signifiés en bleu.

 

Inscrire le genre humain dans un losange ou toute autre forme est limitant. Pourtant, le losange structure […] l’être humain par d’incontournables évidences, précieuses mises en place millionnaires. Le losange emprunte au carré, au cube ; il symbolise à la fois l’agencement moléculaire du Carbone et les limites parfaites d’une création universelle, dite divine. 

 

Du segment neuronal intime à l’échiquier rhomboïdal des rides faciales de l’être humain mature ou âgé, un jeu de diagonales et de trapèzes s’inscrit du plus profond des tissus primaires à la périphérie cutanée. Social, l’individu vertical et sonore […] doit bien son amplitude et son humeur printanière au rhombe original et originel dont il est fait. Les qualités d’énergie nouvelle, de colère ou de mélancolie et de regain animal, que le Foie régit, renvoient par ailleurs à des règnes […] avec lesquels nous résonnons sans cesse :

  • Le règne minéral et l’élément Hydrogène : acidification/acidité et énergie nouvelle ;
  • Le règne végétal et l’action drainante de plantes amères (marqueurs azotés) pour les voies biliaires ;
  • Le règne animal et l’instinct de conservation de l’espèce (voie hormonale ; sexualité) ainsi que l’élan créatif (phosphoré) ;
  • Le règne mycélien et la vitalité.

 

Entre Foie et Foi – source de notre cardinalité intérieure – se tisse un lien subtil. De fait, si la Foi mène l’individu intuitif et convaincu vers ses profondeurs et vers le choix de découvrir l’autre ou l’ailleurs dans une vérité qui lui est propre, le Foie, lui, exprime l’énergie d’ouverture au changement, à l’alternance et à la giration. On le sait, cette giration ne saurait être si l’agencement de notre ADN n’était pas lui-même soumis à l’hélicoïdalité. 

 

rhombe, rhombomères, rhomboïdes

 

Les segments du tube neural, nommés neuromères, sont les précurseurs du cerveau postérieur dit reptilien, archaïque ou rhombencéphale. La segmentation de ce cerveau en rhombomères en permet la construction. Le rhombencéphale comprend le bulbe, la protubérance et le cervelet. Le cervelet contrôle l’équilibre, la coordination des mouvements, la posture. 

[…]

 

À la manière d’un idéogramme dont une mémoire archaïque traverserait les âges, le rhombencéphale pourrait correspondre à celui désignant Dieu de l’orage et de la fertilité ; orage, direction ; soi-même, corps, homme (IM, NÍ) au creux duquel la genèse du rhombe apparaît :

PICTOGRAMME

ARCHAÏQUE

       DESIGNATION

         IM

          Dieu de l’orage, de la fertilité

          Orage, direction

         Soi-même, corps, homme

             GID

            Distance, origine

 

            Créer ; courir

              MUŠ

 

             Serpent, reptile

            Genou, membres 

            Être doux, bon

          Jugement

          Santé

           Foie, poumons ; 

           masse, fondation

           Force, pouvoir 

 

           bras ; aile ; côté

Sources : Manuel d’épigraphie akkadienne de René Labat - Ed. Geuther, 2011 6ème édition ; L’écriture cunéiforme Syllabaire sumérien, babylonien, assyrien de Lucien-Jean Bord & Remo Mugnaioni – Geuthner, 2002.

 

La description anatomique du tronc axial du système nerveux central, qui présente un aspect schématique de Y, renforce le lien entre l’idéogramme IM et l’incarnation d’une mémoire archaîque dans le corps. IMA désigne l’ADN[1]. Par ailleurs, le pictogramme désignant serpent, reptile (MUŠ) révèle une source embryologique car MUŠ, décomposé, recèle « nommer le sang » (MU-ÚŠ) ou « nom du lieu de fondation » (MU-UŠ8) :

Récemment, Anton Parks a excavé et validé, bien plus avant que ce que je soulignais dans Colère à l’œuvre, nos archaïsmes musculaires reptiliens ! (La part du reptile : génétique et archéologie - Tome II, Chroniques du Girku Adam Genisis)[2]. Il relate plus amplement la nature du placenta humain dont les cellules activent des gènes communs aux oiseaux et aux reptiles - du début de grossesse jusqu'à la moitié de la gestation (travaux de Julia Baker - biologiste moléculaire - et son équipe). Ainsi mains et pieds sont d'abord constitués de muscles communs aux foetus aviens et ophidiens. A mi-gestation, des gènes plus typés mammifères sont activés et "gomment" l'empreinte de ces archaïsmes.

 

Toutefois, puisque « rien ne se perd » et que « tout se transforme », des traces losangiques (telles des écailles internes) demeurent dans nos corps et dans nos esprits, où d’autres bases losangiques structurent une existence pratique et sociale :

 

LE DAMIER URBAIN : trame millénaire de disposition orthogonale où les rues se coupent à angle droit ;

 

LES REPERES DE CHANGEMENT D'EMPLOI D'UN MOT (t(un nom commun devient un adjectif ou inversement ; un verbe transitif devient intransitif ou inversement) ou d’une variante de définition, dans le dictionnaire ;

 

et encore plus profondément, 

 

LA DEFINITION D'UNE "PERSONNE" qui trouve son origine, certes étymologique, dans un jeu de miroir linguistique où le persona latin évoque « parler au travers « (per-sonare) – désignation originelle de masque – et le prosôpon grec qui évoque « face, visage, apparence » ; mais où entre ces deux termes anciens, la personnification de différentes apparences prises en portant un masque, un costume, y est plus antérieure et révèle l’ambiguïté de domination pouvant exister entre personne et personnage.

    Cette personnification provient d’une joute identitaire mettant en scène une situation comique ou cruelle au cours de laquelle des personnes s’opposent ; l’une est masquée, l’autre est aveuglée. Il s’agit du jeu du Hersu étrusque : un homme dominant et masqué de rouge est vêtu d’une sorte de casaque faite de morceaux de tissus losangiques cousus en damier (origine des personnages de la Commedia dell’ Arte et d’Arlequin masqué, vêtu de losanges multicolores). L’autre porte un pagne  (donc quasi nu) et est aveuglé par un sac sur la tête. 

Quant à l’origine des mots Hersu (l’homme vêtu d’une casaque losangique et masqué) et ersuna« l’homme masqué », elle fait un clair écho à des entrailles linguistiques encore plus anciennes (égyptienne, sumérienne), celles du « captif nu » et de son seigneur[3].

 

Par la forme et le fond au travers les âges, nous révélons notre intérieur lorsque nous nous habillons à l’extérieur. Notre couleur préférée souvent portée est par exemple signe de la fréquence que nous absorbons le moins et dont nous avons besoin.

 

Sur le Jadis, du pictogramme

serpent, reptile

 

... très proche de 

distance, origine ; créer

(= ce qui vient de loin, non terrestre ; c’est le cas du Fer – métal de l’incarnation sur Terre (Mal-Aria –  qui est principalement d'origine sidérale et dans une moindre mesure le cas des globules rouges qui se forment à l'extérieur de l'embryon et vont y migrer pour la fabrication des veines.

... à 

... les signes archaïques exposent une origine reptilienne lointaine de notre fondation. La génomique comparative la confirme.

 

 
de l'energie aux muscles

 

Petits et grands rhomboïdes sont des muscles postérieurs et profonds, aplatis. Ils sont tendus entre le rachis et le bord interne de l’omoplate, ils forment une masse plutôt carrée voire losangique, sous le milieu du trapèze. 

 

Le petit rhomboïde a pour origine la fin du ligament cervical C6 et les apophyses épineuses de la 7e vertèbre cervicale et de la 1ère dorsale. Il se termine sur le bord médial de l’omoplate au niveau de l’épine scapulaire. Il a pour fonction de fixer l’omoplate contre le thorax. Lorsque ce muscle est trop peu développé ou si ses antagonistes, comme le grand dentelé, sont trop développés, on observe un décollement en aile de papillon de l’omoplate.

 

Le grand rhomboïde naît des apophyses épineuses des 2e, 3e, 4e, 5e vertèbres dorsales. Il s’insère sur le bord spinal de l’omoplate, de la racine de l’épine jusqu’à l’angle inférieur.

 

Les rhomboïdes contribuent à faire tourner l’omoplate et à soutenir la tête. Par exemple lors d’un éternuement, ils stabilisent la tête et le cou tandis que les muscles de l’épaule, du dos et de l’abdomen, se contractent brusquement pour expulser l’air contenu dans les poumons, par le nez.

D’un point de vue énergétique et comportemental, la mobilisation des rhomboïdes appelle l’énergie du Foie et celle des Poumons ; la zone losangique postérieure de ces muscles et le tracé profond du méridien Poumons se trouvent imbriqués en haut de la cage thoracique, au niveau du bloc cœur/poumons et du grand pectoral sternal :

   Dans les techniques psychocorporelles utilisant le test musculaire de précision, les rhomboïdes et le grand pectoral sternal, sont sollicités pour tester en direct leur tonicité et le potentiel énergétique du Foie, indirectement.

 

L'energie du Foie au service du mouvement

 

Chronobiologie

Le créneau horaire au cours duquel le Foie est à son fonctionnement optimum se situe entre 1h et 3h du matin. Cela signifie qu’il commence à se « recharger » à 1h et qu’il est à son potentiel maximum à 3h du matin. Le créneau horaire dévolu à la Vésicule Biliaire est, quant à lui, situé entre 23h et 1h du matin. […]

 

Circuit

Ascendant, le circuit d’énergie du Foie comprend 14 points superficiels. Le 1er se situe à 2mm en dehors et en avant de l’angle unguéal externe du gros orteil. Il se dirige vers la cheville, son trajet passe au-dessus de la malléole interne et s’entrecroise avec le méridien de la Rate. Il monte en suivant la face interne du genou et celle de la cuisse pour se diriger vers le pubis puis le bas ventre, passe près du méridien de l’estomac et se dirige vers l’organe Foie où il donne une branche à la vésicule biliaire.

 

Le 14et dernier point de ce méridien se situe, en zone superficielle du corps, dans le 6e espace intercostal sur une ligne verticale passant par le mamelon. Puis en profondeur, il se dirige au centre du corps au niveau du diaphragme : il le traverse puis se répartit de nouveau latéralement et longe le bord postérieur de la gorge puis se relie avec l’œil. Puis, il atteint le front et va rencontrer le Du Mai (Vaisseau Gouverneur) au vertex. La branche collatérale de l’oeil descend sur la joue pour contourner les lèvres. La branche collatérale du foie, partant du foie, traverse le diaphragme et entre dans les poumons pour rejoindre le méridien des poumons[4]. »


[1]A. Parks.

[2]  Éditions Nouvelle Terre, Version complétée 2020, p. 334 à 343.

[3] A propos de G̃irsu, G̃IR23-SU et de NING̃IRSU le « Seigneur des captifs nus », voir Colère à l’œuvre, pages 162 à 166 et Edende Anton Parks, pages 208 et 209.

[4]  http://qigong.espace.chez-alice.fr/meridien%20acupuncture.htm