Haïku 

 

 

Herbalisme & Forêtude

 

Je suis à la plage

quand tu poses tes yeux sur moi.

Je bronze à l'amour

 

Si berimbao

résonne au creux du bassin

Fière capoheira !

 

Juin, longeant l'étang,

j'ai de la viande sous les pieds

- Grenouilles en vadrouille -

 

Je me demandais

si les pâquerettes effeuillées

avaient chaud au coeur.

 

Pique-nique en orteils

quand beurre rime avec bonheur,

la forêt ronronne.

 

Dans l'odeur du vent

gravir les roches, les vallées

- l'Homme est un sanctuaire - 

 

Quand je me promène

et que je ne pense à rien

- Ciel ! - Tout est parfait.

 

Avril au sommet

dévalant l'incertitude.

Que sera demain ?

 

 

Plaisirs natatoires

 

Au diamant liquide

j'ai choqué les molécules

de ton rythme fou.

 

Debout dos crawlé

j'agrandis mon idéal

et je trace ma route.

 

A l'étal du jour

Etoile de mer a plancha

jouant de surface.

 

Brasser l'Univers

en amphibienne intégrée

- Crosscrawl ful contact -

 

 

Palimpsestes errants

 

Au bal des lectures

s'imbiber de la tendance

- Modeste vampire -

 

- Homo Lecturus -

Fins raccords électroniques

d'un cerveau virtuel.

 

Tablette de lecture,

Bouche ouverte et doigt dans l'nez

- Homo Nobilis -

 

Allo... par... bonjour... si !

hachant le verbe et l'esprit :

Syntaxe en wifi.

 

- Elan magistral -

Editer n'importe quoi

dans l'enfer du beurre.

 

Quand j'aurai fini

de lire, composer, traduire,

j'inventerai tout.

 

Chorus Corpus

(sortie hors du corps 19/11/2015 au matin)

 

Au cœur de la nuit

réveillée les sens battus,

j’implore le sommeil

 

Farandole d’apnées

à dénouer ce qui m’arrive

- Interrogation -

 

Maintes plongées vaines

en mon for intérieur

- Cristal bleu rayé -

 

Mon torse serré,

enrubanné à l’excès

- Déflagration rouge -

 

Acide, baignée de pourpre,

un triptyque de visage blanc

surgit, se fragmente

 

Consciente et si morte

je brave ma vision externe

- Revoir aujourd’hui ? -

 

Délocalisée

à corps ouvert et cœur nu

- Conscience expansée -

 

Visage à trois faces

dont je visionne l’ossature

- Sourde, je sonde le pire -

 

Rassemblant l’horreur

poussée dans un flot de pleurs,

j’extrude la nausée

 

 - Un temps mat éclot -

Beuglant des peines au ciel

je m’écorche, dissoute.

Eclat de fiel cru

teintant les rues dionysiennes

- Assaut partagé -

 

Guerrier en pâture 

Que viens-tu donner au monde ?

- Jet de tête au sol -

 

Cet homme kamikaze

en se faisant exploser

s’est inscrit en moi.

De chair partagée

il a souillé l’Univers

- Cellules en écho -

 

De cette guerre vive

insidieuse et  fractionnée,

Je suis corps-mémoire

 

Message crise de foi :

« Mon corps sacré souriant,

moi seule te restaure ! »

 

Mouvoir l’indicible

et déposer témoignage

en l’ornant de pieds.

 

 

 

Corps-Mémoire 

 

Printemps 2017

Chercher le pouvoir

rendant réelle une idée

- Je suis la réponse -

 

 

3ème série - novembre 2016

 

 HAÏKU EN CHAINE POUR GYMNASTES CÉRÉBRÉS

 

Hausser les épaules

en accords articulaires

- Etre locomotive

 

Si PA-AP

articulent mon idéal,

je touche le ciel.

 

Par les temps qui courent,

faire l’araignée sur la table

stimule le lutteur.

 

Au feu créatif

des plasticiens de la rime,

purgeons la charrue.

 

En placide sphinx

tonique et labyrinthique,

Je m’équili-bre !

 

 

2ème série - novembre 2015

 

SPIRALEUSES

 

Fière et sans complexes,

Je suis passée chez Vortex.

Suis tout’ moulinex !

 

Tournicoti ! Aïe !

Au festival des couleurs,

C’est tourniphoton !

 

Deux polarités

au son de l’holotropisme

- Espace point zéro -

 

Intégrales Ressources

J’expérimente les niveaux

- N’est pas bleu qui veut ! -

 

 

1ère série - 10 février 2012

   Les poèmes qui suivent furent destinés à Françoise pour lui exprimer joie, reconnaissance, amour de la créativité et soutien de l'ombre. Recyclables à l'envie, ils sont ici plus amplement dédiés à tous mes camarades d'exercices qui en reconnaîtront les différentes tonalités.

       

     Amis des accords du corps, je vous aime.

 

 

Versinyre

Ding dong ! Mais c’est qui ?

« T’es sûr, t’avais rendez-vous ? »

- Sieste décevante -

 

« Tu veux un café ?

raconte-moi où tu en es »

- Séance assurée -

 

Au thérapeutage

décimons l’orgueil,

Larmes… rires assurés

 

Pesée d’existence

à délier les vieux schémas

- Défusion karmique -

 

Echine déchirée,

Humilié et lourd passé

« Mais c’est quand tu veux ! »

 

Ego tout froissé

grimace au pantin-planteur

- Sain retour à soi -

 

Travail de fourmi

Emotions et stress profond

- Eclore libellule -

 

Je contracte, j’étire

en changeant de paradigme,

Je suis Corps-Mémoire.

 

Disposée, présente,

je renonce à tout comprendre.

C’est mon nouveau choix !

 

Ibissades

 

- Retard du matin –

Esquiver l’oblique empreinte

de leurs regards bleus

 

Sur ma chaise de l’aube

J’apprends à être immobile

- Tour de table amer -

 

Bavardage du CAPE

dans le silence de mon corps,

Crosscrawl et ancrage

 

Prenez la page 20,

« C’est la suite de 3 et 5 »,

Logique au placard !

 

- Mental parasite –

Nos têtes étoilées exultent

Dans des corps enclumes

 

Réflexes archaïques

bien lovés dans nos replis

- Suer au parloir -

 

- Mouvements actifs -

Chevaucher l’indicible

au galop du rythme

 

Donner/recevoir

Parcourir toutes les humeurs

Masser, le bonheur !

 

Périr des entrailles

A manifester là, seule.

Je suis Corps-Mémoire.

 

Drôle de mal aux tripes

me farfouille, me rend virgule :

« demain, 8h30 ! »

 

Apprentiss’aïe

 

Batraciens sautant,

Croisons n’importe comment.

Sus au CAPE festif !

 

Quand l’hiver au corps

déballe ses peurs et bien pire,

Reins, vessie frétillent.

 

Kinesio Gym Brain

et la CIA dévoile

ses plus vieux secrets

 

Quand j’ai mal au cœur,

je fais la roue des blessures

et je me pardonne.

 

Défier le mental

en fier mutant de moi-même,

j’émerge du létal.

 

Saisons intérieures :

chanter, gémir ou pleurer,

crier pour de rire.

 

- Cohérence cardiaque -

Au handicap de l’amour

L’humain sort vainqueur

 

Je rédige les pages

- Doux feuillets embryonnaires –

de mes nouveaux choix.

 

Autre, solitaire,

chacun de nous est un groupe.

Cellule, Unisson

 

Fondjouanades & Matricielles

 

En route pour Fondjouan

A sept dans la voiture,

On anticipe grave !

 

Moquette exemplaire

Quand dans le rose de l’amour

Trimer en rampant

 

Marcher en canard

 Purgeant le fiel familial

- Accouch’ment de soi -

 

Les yeux dans les yeux,

Nos automnes intérieurs pleurent

- Binômes en miroir -

 

Hurler dans le noir

des bandeaux tous maquillés

- Moi, papa, maman -

 

« Non mais c’est pass’queu ! »

Verbiage, circonvolutions :

déni d’émotions.

 

Non mais t’es pas folle !

Toucher l’autre les yeux fermés…

L’émotion décolle.

 

Pour un mot, un geste,

déployer l’énergie folle

de l’instant présent.

 

Au bal des mat’las,

pulvériser ses chimères

- Speed dating usé -

 

Rapide et brutal

Fuyant l’empire du confort,

Je fonce dans la vie.

 

Mort fondamentale,

m’incarner et respirer

Ô lux’ matriciel !

 

Voyager en soi

Et vogue la Grof attitude

- MPF Tourisme -

 

Famillâmes

 

Boire et respirer

pour choisir un corps joyeux

- Accord-Harmonie -

 

Sanguine, fraternelle,

la petite voix intérieure

tinte et teste fort.

 

De chaînes en postures,

Beaux bracelets brésiliens

de notre ADN

 

Une Françoise par ci,

Vingt ans de travail profond,

Un haka par là.

 

Méridiens en liesse

Mère Cabas nous illumine

Nous sommes Corps-Mémoire

 

Je fais très bien l’algue,

la girafe et le veau d’mer

Je suis Corps-Mémoire !

Colère à l'oeuvre

essai, 606 pages

Editions Geuthner

www.geuthner.com

52€

ISBN 978-2-7053-3920-3

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© Catherine Breant